24604011-24604012-slarge

Dès lors que je ferme les yeux et m’allonge sur mon grand lit vide et froid, je me l’imagine de nouveau. Il est là, parfois debout, parfois assis, tout près de mon corps, à me contempler moi, ayant les yeux fermés.

Il est grand, doté d’un charme à l’ancienne irrésistible, et moi seule possède son corps, cœur et âme.

J’aime penser qu’il est là, me protégeant quoi qu’il advienne, une sorte de protecteur à jamais.

Je l’imagine me regardant de manière dévorante, inhalant mon souffle tiède et humide, ou la douce odeur naturelle de mes longs cheveux clairs, scrutant ma nuque, mes épaules, mes bras, puis mon dos ou ventre.

Il représente une sorte de fantasme, un homme imaginaire n’aimant nul autre que ma petite personne.

Séduction

17 décembre 2008

1776387682_31

Ce matin dans le bus, je vis un jeune garçon séduisant. Il s’était posé près de la porte, prêt à sortir. Contrairement à moi, qui m’étais mise un peu plus loin, prêt d’une fenêtre, prête à rêvasser. Puis, sentant un regard se poser sur moi, je regardai en sa direction, pour m’apercevoir qu’il en faisait de même. Il était joli, plutôt grand, mince, avec des yeux noirs. Les regards devinrent alors de plus en plus appuyés, longs et agréables. C’était une sorte de jeu, celui qui tenait le plus gagnait. Alors, lorsque cela devenait peut-être trop intense, il se décollait de mes yeux, pour afficher un vague sourire. Je m’approchai peu à peu de son corps, lorsque je sentis sa main, près du bas de mon dos, un toucher hésité, confus, embrouillé, mais suffisant. Je levai les yeux, le regardai une dernière fois, et sorti, tout en le gardant dans mes souvenirs.

Ce fut une simple séduction, un simple jeu amusant et agréable, qui dura le temps d’un trajet de bus.

La séduction fait partie de notre vie, et ceci, même lorsque l’on est en couple. Elle permet de se valoriser, se sentir encore attirant, malgrè le temps qui passe. Séduire est un jeu on ne peut plus agréable. Après, il nous est donné le choix d’aller plus loin ou non, cela dépend entièrement de nous.


Ecriture

9 décembre 2008

louise-fleurs2 

L’autre jour, j’ai lu un texte d’une fille, expliquant sa peur de l’écriture, des mots, des phrases. Et elle l’expliquait en partie, par la puissance qu’ils possédaient. Je suis d’accord avec elle sur un point, le fait que l’écriture est forte, en revanche, elle ne me fait pas peur, au contraire, c’est une amie pour moi, elle m’aide et me réconforte.

Effectivement, les mots sont très forts. Et malheureusement, on ne s’en rend pas compte. Beaucoup de personne ne se soucie guère du sens qu’ils peuvent avoir. Je vais te donner un exemple très simple, une phrase que tout le monde a au moins dit une fois dans sa vie, « je t’aime ». Ce sont des mots puissants et l’on ne se rend que très peu compte de la signification qu’ils ont, et de la répercution qui peut suivre. Lorsque l’on dit « je t’aime » à une personne, cela est censé faire part du sens, et de l’évolution de la relation avec celle-ci.

Puis il y a aussi ceux, qui peut-être par jeu, amusement mais aussi par inconscience, émettent un double sens aux mots prononcés. Et là, commence alors la recherche pour celui qui écoute, du sens voulu et réel des paroles.

Alors tu me demanderas maintenant par quelle façon pouvons-nous trouver un sens aux paroles dites ? Et bien, je te répondrai simplement, que derrière les mots, il y a aussi l’expression, le sentiment que l’on ressent, qui est émis par l’autre personne, et c’est en partie cela qui permet de bien décrypter les phrases.

L’écriture est puissante, les mots sont forts, les phrases impressionnantes, mais cela ne suit pas obligatoirement, par une peur de ces derniers. N’oublions pas qu’ils sont là pour nous permettre de s’exprimer librement.

Je ne dirai qu’une seule chose pour conlure, les phrases ont certe souvent, une double-sens, mais il y a aussi derrière elles, quelque chose qui nous ait donner à décrypter, et c’est en grande partie cela, qui fait toute la beauté des mots.

Photo prise ici