Provence

2 mai 2009

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La Provence,

Je suis née sous la chant des cigales. Mes parents étaient de passage dans la région, et c’est donc la nature qui choisit de me faire voir mon premier jour sous ce beau soleil et temps sec.

La Provence, c’est une multitude de choses inexplicables, belles et extraordinaires, s’embellissant de jour en jour.

L’été, la région nous offre un climat chaud et sec que l’on sent sur notre peau. Et c’est dans cette période-là de l’année, que le chant des cigales dans les champs se fait entendre.

Ensuite l’hiver arrive, le froid prend le dessus, et l’on peut également entendre le vent souffler fort, très fort, tel des loups hurlant dans les forêts, que nous appelons, nous provençaux, le Mistral. Un vent pouvant être très violant, mais qui reste annonceur de beaux jours à venir.

A chaque fois que je viens dans ma Provence, j’hume ce parfum, une odeur de lavande, mélangée à d’autres que je ne saurais décrire. Puis, je peux aussi observer ces collines à l’aspect tellement sec, causé par des feux de forêt malheureusement habituels. Mais malgré tout, cette région ne perd, ne serait-ce qu’un dixième, de son charme et de sa beauté.

Lorsque je reviens chez moi, dans ma région natale, j’ai ce sentiment que je ne ressens nul part ailleurs. A observer, seule, ces immenses champs de tournesol, je me sens moi, chez moi, je me sens bien.

La Provence compte aussi ses habitants bien entendu, les provençaux avec cet accent, une manière différente de parler, des expressions différentes, des intonations différentes, que je suis fière d’arborer. Et parmi ces gens, il y a ceux qui me sont très chers, et qui font partis de la beauté de cet endroit.

Ecrire ce que je ressens vraiment, au plus profond de moi lorsque j’y reviens, m’est difficile, car cela ne s’explique pas. Il faut y aller, scruter chaque paysages, chaque recoins, sentir ce parfum, goûter aux spécialités régionales, et parler avec ces habitants, pour pouvoir réellement comprendre.

Je ne pourrai jamais oublier d’où je viens, mes racines, car tout cela fait partie de moi, de ma vie.

Une de mes photos, datant de deux ans.

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Je boirai lentement mon café noir, amer et brûlant sous tes yeux.

Tu seras là, près de moi, à me contempler. Je remuerai d’une cuillère plate le café d’un arôme d’excellence, je la passerai à mes lèvres pour n’en perdre aucune goutte. Je te regarderai, te sourirai brièvement. Puis, je remonterai la tasse de ma main, pour mieux en sentir l’odeur, tout en prenant soin de gonfler ma poitrine, et je verrai alors tes beaux yeux chocolat glisser dans mon décolleté en forme de “V”, discrètement, j’esquisserai un sourire approbateur que tu ne remarqueras pas. Une fois ce doux arôme humé de plein poumon, je commencerai à déguster le liquide du bout de mes lèvres gonflés pour mieux me faire désirer. Toujours, j’aurai un oeil sur toi, pour tout simplement admirer ta splendeur, mais cela restera un secret dans l’histoire… Puis, ne résistant pas, je dégusterai le café à pleine gorgée, oubliant les moments de dégustation, ne pensant et ne sentant que le doux liquide glisser sur ma langue, exaltant mes papilles, donnant quelques secousses à mon coeur, mais encore une fois, je crois que ces secousses seront aussi la conséquence de tes yeux, oui, tes yeux et non ceux d’un autre, posés sur moi, juste moi. Une fois ma tasse de café vide, j’aurai, car ceci est une belle histoire, un soupçon de mousse sur le haut de mes lèvres, alors, tu profiteras de cette occasion, prétextant que tu aimes cette boisson, pour m’embrasser.

Se faire l’amour

24 mars 2009

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Rêver un peu, un instant.

Reposer notre corps sur le côté, déjà à moitié assoupi sur le lit, éteindre la lumière puis fermer les yeux. Une main sur le ventre, l’autre repliée sur l’oreiller. Le corps en chien de fusil, s’imaginer. S’imaginer qu’il est là, juste là, derrière notre dos, aussi allongé, regardant, scrutant notre nuque, colonne vertébral, hanche puis fesse. Mais surtout, ne pas pouvoir se toucher, caresser, embrasser, ni même effleurer, non, juste, laisser sentir son regard, le sentir, à en avoir presque mal. Puis laisser monter le désir, oui ce désir, qui à chaque seconde, fraction de seconde, augmente. Toujours, le laisser augmenter. Le désir de mêler notre esprit, cœur puis corps, le désir de former une union à nous deux. Puis une fois notre esprit, cœur et corps brulant de ce désir, les laisser se faire l’amour, encore et encore.

Je veux faire cela avec lui, oui je crois, oui je veux, mais son odeur m’étant encore étrangère, je ne peux faire cela. S’imaginer, rêver encore et encore de lui, sans le rêver. Oui, car j’attends chaque semaine, jour et heure, le moment où je pourrais ne plus rêver.

Couple

19 mars 2009

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Rapproche-toi encore un peu. N’hésite pas, non, surtout pas, accapare-toi de moi avec aisance, douceur et violence, comme tu le désires tant.

Je t’en prie, prends-moi et serre-moi de toute la force que tu possèdes, utilise chaque muscle, chaque partie de ton corps pour m’unir à toi. Utilise tout tes sens. Dévore-moi de tes beaux yeux marrons, touche-moi à en bruler ma peau, mêle ton souffle frais et sec au mien, humide et tiède, goutte-moi de ta langue, embrasse-moi de tes lèvres. Touche, caresse, prends, dévore, capture, attrape, embrasse, bois, lèche, entends et vois chaque partie de mon corps, chaque recoin de mes courbes et dunes. Fais-le, fais tout cela pour moi, toi, pour nous.

Je veux ressentir ce sentiment d’appartenance. Je veux ressentir un besoin de liberté qui ne me satisferait point s’il m’était donné, car ma liberté règne en toi.

Je ne souhaite plus voir deux corps se balader dans la rue, seuls, se serrant fort, très fort, non, je ne veux voir qu’une seule et même chair, nos deux corps s’étant transformés en une seule matière. Je veux, non je ne souhaite plus, mais veux, former un de ces couples-là avec toi pour former une beauté éclatante de nos deux corps réunis.

Photo de Robert Doisneau

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Donne-moi tes mains pour l’inquiétude
Donne-moi tes mains dont j’ai tant rêvé
Dont j’ai tant rêvé dans ma solitude
Donne-moi tes mains que je sois sauvé

Lorsque je les prends à mon pauvre piège
De paume et de peur de hâte et d’émoi
Lorsque je les prends comme une eau de neige
Qui fond de partout dans mes mains à moi

Sauras-tu jamais ce qui me traverse
Ce qui me bouleverse et qui m’envahit
Sauras-tu jamais ce qui me transperce
Ce que j’ai trahi quand j’ai tressailli

Ce que dit ainsi le profond langage
Ce parler muet de sens animaux
Sans bouche et sans yeux miroir sans image
Ce frémir d’aimer qui n’a pas de mots

Sauras-tu jamais ce que les doigts pensent
D’une proie entre eux un instant tenue
Sauras-tu jamais ce que leur silence
Un éclair aura connu d’inconnu

Donne-moi tes mains que mon cœur s’y forme
S’y taise le monde au moins un moment
Donne-moi tes mains que mon âme y dorme
Que mon âme y dorme éternellement.

Photo prise ici