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Aujourd’hui, je ressens un manque particulier de lui. Je voudrais le lui dire d’ailleurs, mais la distance ne me le permet point et mon crédit téléphonique est épuisé. Je ne sais pas vraiment comment exprimer ce sentiment. Encore une fois, je trouve que les mots s’épuisent au fur et à mesure de leurs répétitions. J’attends, je l’attends lui. C’est un sentiment bizarre que d’attendre chaque jour une personne, de plus en plus fort, avec de plus en plus d’envie, d’espoir. Les dernières semaines, trouverai-je certainement les jours éternels, mais je crois, j’ose croire qu’il sera là pour me soutenir, nous soutenir, soutenir notre relation. Cette attente est un chemin qui aura une fin, cette attendre marquera la fin du début, et nous nous aurons enfin. Je l’aurai lui, il m’aura moi. Et je me dois d’utiliser le futur, sinon comment expliquer l’existence de celui-ci ? Nous ne sommes certains de rien, mais nous nous devons de faire des projets, et d’utiliser le futur, car c’est en faisant ceci, que nous exprimons notre certitude, même si encore, la certitude n’est qu’une illusion. Nous ne pouvons être certains à cent pour cent d’une chose, mais nous pouvons y croire fermement. Et croire fermement, est aux portes de la certitude, et du futur.

Alors oui, je l’attends, je crois, je suis certaine.

18 Responses to “Attendre, Croire, Avoir la certitude”


  1. “Nous ne pouvons être certains à cent pour cent d’une chose, mais nous pouvons y croire fermement. Et croire fermement, est aux portes de la certitude, et du futur.”

    Et moi qui hésite parfois tant à m’exprimer avec certitude au futur… alors que si j’y croyais vraiment…

  2. eonisra Says:

    Tu as un don pour l’écriture, ce n’est pas possible autrement. Chacune de tes phrases sonne juste et chacune est soigneusement agencée dans l’ensemble… Je suis sous le charme…

  3. Sophie Says:

    Je ne connais pas le contexte exact de ce texte mais je m’y retrouve beaucoup. Je suis loin de lui, en stage à l’étranger, le voit une fois par mois mais c’est très dur…

  4. Sophie Says:

    Je ne connais pas le contexte exact de ce texte mais je m’y retrouve beaucoup. Je suis loin de lui, en stage à l’étranger, le voit une fois par mois mais l’attente est très dure…
    Merci pour ce très joli texte, tu as beaucoup de talent.

  5. Sophie Says:

    Oui je connais, ma cousine y habite. Moi c’est les Pennes Mirabeau !
    Décembre ca fait loin en effet… Bon courage à toi !

  6. Scheharazade Says:

    C’est magnifique. Et si tu lui écrivais un aussi joli mot ?

  7. willykean Says:

    C’est vrai Sheherazade a raison. Nous nous sommes tellement laissés gobés par la toile que nous oublions ces petits mots, sur du beau papier, imprégné de parfum, sur lesquels l’on peut coucher des mots doux.

    Oui, écris li une lettre, une vraie!

  8. godschizo Says:

    le problème c’est qu’en décidant d’y croire on prend le risque d’être blessé et/ou déçu. et ça fait mal.

  9. barakiel Says:

    L’espoir c’est la moitié du chemin entre Déception et Joie. Plus la distance est grande, plus on doit en mettre.

    L’autre moitié étant surement l’action… :P

    Ton récit me semble vivant, réel et engagé. Par contre, le style me laisse un arrière goût d’absence de l’auteur, d’une nécessité d’être l’observateur plutôt que le comédien. Mais! Ce n’est qu’interprétation de ma part :) . J’espère un dénouement ;) .


  10. [...] je ressors du placard après la lecture d’un petit article dans le blog d’Anaïs Oddou (ici). Bonne [...]

  11. trex58 Says:

    Un très beau texte.

    “S’avoir l’un l’autre” ? Plutôt partager ensemble le bonheur et le plaisir de laisser parler votre animalité, avec patience, douceur et attention pour l’autre. Ecouter les désirs de l’autre, réciproquement. Découvrir l’autre, avec toute sa complexité. Arriver à le connaître sur le bout des doigts, mais sans se lasser. Trouver cet autre qui sera notre compagnon sur ce long chemin de notre vie. Ou sur ces petits bouts de chemin.

    Mais, n’oublions pas que, bien souvent, nous sommes les jouets de nos instincts et de nos rêves.
    Mais ce serait bien triste de ne pas rêver…

    Voici ce que dit Rokia Traoré, dans “Château de Sable” :

    Femme qui rêve, les rêves d’enfant
    Oh rêve jeune homme, vis ton roman
    On a tous nos rêves, nos espérances pour continuer
    Continuer, continuer
    Je veux rêver de sagesse, espérer le bonheur
    Pouvoir l’aimer, chanter chanter chanter

    Rêvons…

    Tony

  12. Amaturus Says:

    Qui est-ce qui écrit des mots si beaux?
    Qui est-ce qui est capable transformer le feu dans ma poitrine en un français si doux?
    J’ai l’impression que c’est la source de mes palpitation qui m’a écrit une lettre…


  13. C’est toujours aussi bien écrit, ici. Voilà un moment que je n’étais pas venue. J’espère que vous parviendrez bientôt à vivre votre amour pour de vrai.


  14. J’allais ajouter: tes mots le méritent.

  15. trex58 Says:

    La souffrance, le manque de l’autre, l’absence de l’autre, nous porte pour écrire. Quand la vie est plate, sans désir, sans craintes, sans espoir ni désespoir, on n’a rien à dire… Alors, tu es portée par cette attente, par cette espérance, par la certitude que tu construis, et les mots coulent, comme de tes lèvres, sur le clavier.


  16. Tu as une très belle écriture et une façon bien à toi d’exprimer tes émotions. Superbe…

  17. Miko Says:

    Mille mercis pour ton joli commentaire… En effet, j’ai l’impression que nous vivons une histoire similaire. croire en ce rêve éveillé et l’attiser est peut-être la clé. Je te souhaite plein de jolies choses.
    Miko

  18. 23 Says:

    Confuscius disait « se préparer au pire, espérer le meilleur, prendre ce qui vient ».

    Il est important de rêver, peut-être même de se projeter dans le futur. Pour autant, il faut rester lucide sur la différence entre espoirs ou envies et réalité. Si la vie présente autre chose, il faut s’adapter, et avant tout profiter à 100% du moment présent, parce que personne ne sait de quoi demain sera fait…

    23


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